Ambiance de folie hier pour les Antibois vivement félicités par leurs supporters. : Maurice Bernaudon Ce matin, Antibes va avoir du mal à redescendre de son nuage... Après une saison en enfer, l'Olympique d'Antibes vient d'officialiser son retour en Pro B et les supporters ne sont pas près d'oublier la folle nuit qu'ils ont passée. Un samedi soir comme on les aime. Avec du champagne, des cris de joie, des mômes en larmes et des supporters peinturlurés au make up bleu et blanc. Les Olympiens ont donc tenu parole. Ils ont fini par l'avoir ce trophée. Yann, Franck, Miloud et les autres étaient soudés comme jamais. Ils étaient venus pour faire péter la baraque catalane et ils ont mouillé le maillot. Toulouges ne dira pas le contraire. Antibes carbure au champ' et on pourrait se repasser en boucle le film de cette victoire sans se lasser. Envahissement du parquet par une foule en délire, "Molli" qui se balade avec son bout'chou sur les bras, le manager qui finit sous la douche. Ces enceintes qui crachent à fond les watts une série de tubes de la Coupe du monde 98 de foot... Pour son avant-dernier match avant sa démolition, l'espace Jean-Bunoz avait fière allure ! ça faisait belle lurette que cette enceinte n'avait pas accueilli plus de 3 500 personnes. Un soutien massif qui a donné des ailes aux Antibois.
Entrée fracassante
Sous le cercle, les intérieurs font une entrée fracassante (6-0, 2e). Et le score gonfle sérieusement après trois « scuds » lointains de Sauret et Tchiloemba. Bim, bam, boom. Après seulement six petites minutes, le tableau affiche déjà 15-6. Pour Toulouges, ce début de match est un calvaire. Les bleus dévorent le moindre espace libre et continuent leur marche en avant. Le jeune Marco dégomme, Antibes décolle : 27-11 à la 14e. Consterné, l'adversaire opère alors en contre-attaque et le leader finit par lâcher un peu de lest. L'ailier Benoît Braun (meilleur marqueur avec seize points) sort la bouée de sauvetage.
Mais voilà, en face, il y avait ce diable de Zelimir Stevanovic, étincelant hier soir. Sous son impulsion, l'OAJLP reprend du poil de la bête et repart aux vestiaires avec le sentiment du devoir accompli, 41-24 à la 20e. L'adresse n'est pas forcément au rendez-vous (seulement 45 % à deux points), mais Vucevic peut se rassurer : l'OAJLP tient son sujet bien à distance et c'est l'essentiel.
De la folie !
Après la pause, le public continue de pousser ses gladiateurs. Dans le 3e quart, Toulouges résiste tant bien que mal et le coach antibois effectue un petit turn-over.
Antibes mène 57-43 à la 30e et on attend la mise à mort. Julien Sauret exulte devant ses coéquipiers assis sur le banc après son shoot à trois points. 68-51. Il reste quatre minutes... Dans les tribunes, c'est la folie. 75-56 à la 38e. Les secondes s'écoulent lentement. Zelimir transforme son lancer-franc. Les fans se lèvent, se préparent. Trente secondes ! Les supporters, debout dans les tribunes, vivent un rêve éveillé. Le gong retentit. Antibes est champion de France de N1 et les héros de la soirée sabrent le champagne sous une pluie de confettis !