Une balle dans une fenêtre : lundi soir, au 139 de l'avenue Maurice-Donat, c'est la goutte qui a fait déborder le vase. : Achour Abbes « On était en train d'installer la machine à laver quand on a entendu une déflagration. On s'est retourné et on a vu la vitre avec un trou et des fissures de 30 cm tout autour... »
Il était un peu plus de 19 heures, lundi soir, dans un studio du rez-de-chaussée de la résidence « Ciel et Mer », 139 avenue Maurice-Donat, juste à côté de l'institut Arnault-Tzanck. Le jeune homme de 21 ans qui était en train d'emménager avec l'aide de ses parents, n'en est pas encore revenu : « Juste avant le coup de feu, ma mère était devant la fenêtre ! » frémit-il.
Propriétaire de l'appartement depuis le mois d'octobre - il ne l'a occupé qu'après travaux - Jérôme a aussitôt porté plainte au commissariat de Cagnes. « L'identité judiciaire est venue sur place, précise-t-il, mais n'a pas retrouvé la balle. Les policiers pensent qu'elle est de petit calibre, qu'elle n'a pas pénétré à l'intérieur de l'appartement et qu'elle a ricoché : la vitre est en verre " securit ". »
« Un an que ça dure... »
Quoi qu'il en soit, cet incident constitue, aux yeux de bon nombre de résidents du « Ciel et Mer », la goutte qui fait déborder le vase. « Ça fait à peu près un an que ça dure, raconte un voisin de palier. On m'a dégradé mon scooter, fracturé la porte palière... »
Un quad a été volé à un autre. Dans le garage en sous-sol, plusieurs portes ont été fracturées, une voiture arbore un morceau de plastique en lieu et place de la vitre du conducteur et du verre cassé jonche une place vide... Plus grave : le fil du téléphone de secours d'un ascenseur a été carrément sectionné !
Mercredi soir, le nouveau syndic de l'immeuble s'est rendu sur les lieux et n'a pu que constater les dégâts. Côté police, la commissaire Lætitia Philippon relativise le sentiment d'insécurité qui commence à s'installer dans cette résidence jusqu'alors plutôt tranquille (1).
« Depuis le 1er novembre, soit pendant les six derniers mois, nous n'avons enregistré que 12 plaintes pour des infractions concernant les véhicules, assure-t-elle. Et ce pour toute l'avenue Maurice-Donat, dont trois au n° 139, les 3 février, 12 mars et 16 avril. Ce sont peut-être ces dates rapprochées qui créent ce sentiment chez les résidents. »
En tout cas, Jérôme a demandé un rendez-vous au maire, Henri Revel.
(1) L'immeuble appartenait, il y a encore quelques années, à l'institut Arnault-Tzanck qui l'a revendu. Il a été ensuite transformé en appartements.