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Nice-Matin
Actualité Sports
lundi 12 mai 2008

Fidèle à la légende

 Pressée par la Penske PC3 de Paul Edwards, la fameuse Tyrrell P34 à six roues de Mauro Pane finira par céder.<br />  :  Franz Chavaroche Pressée par la Penske PC3 de Paul Edwards, la fameuse Tyrrell P34 à six roues de Mauro Pane finira par céder.
: Franz Chavaroche

Il fallait les voir pour le croire. Lui et elle. L'homme et la machine. Jacky Ickx, emblématique héros des seventies, et cette mythique Auto Union, reine des années 30, ancienne compagne de forçats du bitume nommés Achille Varzi, Hans Stuck, Bernd Rosemeyer...

Il fallait les voir, oui, lui et elle, samedi et hier, faire connaissance sur le toboggan monégasque, prestigieux terrain de leurs exploits passés. Unis rien que pour le meilleur, juste pour le plaisir de spectateurs ravis de vivre un moment rare.

La rugissante rencontre entre ciel et mer restera gravée comme l'un des principaux temps forts de ce 6e Grand Prix Historique de Monaco fidèle à la légende.

Commentaire du champion au terme de sa mémorable virée en solitaire : « Un moteur central V16 de 520 chevaux montés sur des roues de vélos avec des freins de l'époque, c'est très spécial mais ça se conduit bien ! À vrai dire, je ne me suis pas senti trop dépaysé car les monoplaces de mon temps possédaient également des postes de pilotage très avancés. » Côté parades, les F1 des plus fortunés clients de la Scuderia Ferrari et les bécanes sexagénaires ayant écrit le tragique scénario de l'unique Grand Prix moto couru en Principauté (17 mai 1948) ne furent pas en reste.

Suprématie britannique

Quant aux sept courses, elles permirent encore une fois de parcourir en quelques heures un demi-siècle de compétition automobile.

Avec à la clé quelques images poignantes, telle la joie communicative de Simone Stanguellini, digne petit-fils du sorcier de Modène célébrant de belle manière (3e) le cinquantième anniversaire de la Formule Junior au volant d'une production maison sacrée championne de France en 1960.

Et d'autres pour le moins renversantes comme celle de l'Hesketh 308 millésime 1974 de l'Américain Lee Brahin faisant banqueroute (un tonneau !) au beau milieu de la place du Casino...

Résultat des courses ? Sans surprise, le « God save the queen » demeure le tube du week-end (quatre succès britanniques).

En sera-t-il de même dans une quinzaine, à l'issue du 66e Grand Prix de Formule 1 ? Possible, si Lewis Hamilton et sa McLaren...

Gil Léon
Nice-Matin
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