Après deux heures d'empoignades verbales, les membres de l'UPRL ont voté à 38 voix contre 6 la destitution de Noël Di Giovanni. : Photo A. B.-J. Première défaite à Sète (1-0) et premier gros coup de gueule de Richard Bettoni pour remettre de l'ordre dans la maison cannoise. Un message reçu cinq sur cinq par Steven Paulle, l'un des rares rescapés de la saison dernière, et ses partenaires avant d'accueillir Arles (15ème, 5 points) vendredi (20 h) à La Bocca.
Steven, ce recadrage verbal était-il nécessaire ?
« Evidemment. On en a tous pris plein la tête, moi le premier. Richard (Bettoni) nous a recadrés un par un et quand il vous dit les choses, c'est bien en face. Sur le moment ça fait mal, mais on en avait sans doute besoin. A nous d'effacer Sète au plus vite et de faire en sorte de ne pas renouveler tous les points négatifs de ce match ».
Où en es-tu avec ta blessure à la main (fracture du scaphoïde gauche) ?
« Ca va mieux mais je dois toujours porter un plâtre de protection dans la semaine et mettre une mortaise (plus souple) pour les matchs. Cela fait déjà deux mois (Paulle s'était fracturé le scaphoïde à l'entraînement), et la cicatrisation est longue ».
« L'essentiel est de jouer »
En l'absence de Mari, tu devrais une nouvelle fois évoluer sur le côté droit de la défense...
« Pour moi l'essentiel est de jouer alors je m'adapte à ce qu'on me demande, même si je suis plus à l'aise dans l'axe. Il a fallu que je trouve mes repères et aujourd'hui tout va bien. En fait depuis que je joue sur le côté, cela me permet d'être plus offensif et ça ne me déplaît pas ».
Comment expliques-tu que la défense cannoise encaisse un but à chaque rencontre ?
« Non seulement on prend un but, mais c'est toujours le premier dans chacun de nos matchs. Avant Sète, on avait bien travaillé ce point particulier car à chaque fois on avait remarqué qu'on prenait ce but sur coup de pied arrêté. On a compris qu'on devait se parler davantage pendant ces phases de jeu spécifiques, malheureusement à Sète on prend le but sur une action directe et ça aussi il va falloir l'éviter ».
Comment as-tu vécu tous ces bouleversements à l'inter-saison ?
« J'ai d'abord été fier que les dirigeants me renouvellent leur confiance. Je suis le seul vrai Cannois de l'équipe, même si depuis j'ai été rejoint par Micka (Marsiglia) et Goran (Maric) et j'avoue que cette année on se retrouve dans une ambiance plus sereine pour travailler. Il y a une envie collective de bien faire, de réussir. On se sent mieux encadrés et c'est rassurant ».