Le Monégasque Leko face au Marseillais Nasri : un des duels du choc de ce soir au Louis-II. L'ASM doit confirmer son succès à Nice alors que l'OM a besoin des trois points pour rêver encore de Ligue des champions. : Félix Golési Monaco et Marseille se retrouvent pour la troisième fois de la saison. Après deux succès olympiens en championnat (2-0) et en coupe (3-1), les deux formations s'affrontent pour la « consolante » sur le Rocher. Un rendez-vous qui n'a pas le même prix pour les uns et pour les autres.
Sans pression excessive pour l'équipe de Ricardo qui a probablement sauvé sa tête le week-end dernier, en gagnant chez les voisins niçois. Avec un objectif majeur pour celle d'Eric Gerets : prendre trois points pour rester au pire au contact de Nancy ou au mieux pour devancer les Lorrains dans la course folle qui permet de grimper sur la 3e marche du podium derrière Lyon et Bordeaux.
La déception existe pourtant des deux côtés de l'autoroute mais à des degrés là aussi divers. Si en Principauté, les résultats sportifs ont parfois fait craindre le pire, l'essentiel est presque sauvé : l'an prochain, le club évoluera encore en première division mais avec des dirigeants tout neufs autour du président de Bontin et probablement d'autres joueurs plus concernés.
Sur la Canebière, la place de dauphin de l'an dernier s'est transformée en 3e ou 4e, l'écart avec un Lyon plus accessible et plus humain n'a pas été réduit et les titres continuent à déserter la vitrine du club.
Le Louis-II, terre d'accueil
Face à son propre miroir, Monaco cherche à pimenter sa fin de saison avec un coup d'éclat. Cela fait six matches que les supporters n'ont pas assisté à une victoire. Pire, ils ont dû avaler deux raclées mémorables contre Lyon (0-3) et surtout contre Bordeaux (0-6), assister à deux défaites contre Rennes (1-2) et Toulouse (0-2) et s'ennuyer ferme devant deux nuls contre Valenciennes (0-0) et Lille (0-0).
Le club cher au prince Albert ne l'a emporté que six fois sur son herbe presque verte et a réussi le même score à l'extérieur. Les deux dernières saisons (9 et 8 victoires) avaient déjà transformé le Louis-II en terre d'accueil et laissé apparaître les prémices de l'épidémie qui a, petit à petit, chloroformé les stars du coin. C'est cette famine à domicile qui pénalise les Rouge et Blanc et qui donne des ailes aux visiteurs qui se déplacent sans aucun complexe ni crainte dans ce bel écrin.